Sud-Kivu : SOS-IJM asbl forme les animateurs des cliniques juridiques sur l’archivage et la conservation des preuves des crimes de masse

Rédaction Centrale
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Les animateurs des cliniques juridiques ont été formés sur l’archivage et la conservation des preuves des crimes de masse. Cette formation a été organisée par l’organisation SOS Informations Juridiques Multisectorielles (SOS-IJM asbl), dans le cadre du programme Just Future mis en oeuvre en RDC en partenariat avec Cordaid. L’activité s’est tenue le vendredi 27 mai 2022, dans la grande salle de l’INPP, située à Labotte, en commune d’Ibanda, dans la ville de Bukavu.

Dans son mot d’ouverture de cet atelier, Maître Justin Bahirwe Mutabunga, coordonnateur de SOS-IJM asbl, a précisé que cette formation vise à amener les participants à développer des stratégies qui peuvent leurs permettre de conserver les informations pouvant servir de preuve pour réclamer justice en faveur des victimes des massacres et de violences commis en province du Sud-Kivu, et en RDC en général.

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Pour sa part, Maître Huguette Matabaro, chargée de lobby et plaidoyer au sein de SOS-IJM asbl, les cliniques juridiques sont des mécanismes alternatives de règlements des conflits, ils vont contribuer significativement dans le processus de la justice transitionnelle. d’où le choix porté à ses animateurs afin qu’ils soient capacités en matière de conservation et d archivage des témoignages et autres preuves sur les crimes de masse qu’a connu la province du Sud-Kivu depuis plus de 20 ans.

« Nous nous attendons à ce que les animateurs des cliniques juridiques puissent commencer à récolter ces données et ces preuves, mais également bien les conserver afin que si la RDC est dotée d un Tribunal Pénal International, que ces preuves soient présentées devant le juge et que les victimes puissent obtenir justice », a-t-elle déclaré avant d’ajouter :

« Après cette activité, suivra les activités de récolte des données qui vont se passer dans des cliniques juridiques et non seulement la récolte des données, mais aussi l’archivage et la documentation« , conclut-elle.

Les participants à cet atelier ont été outillés sur différentes techniques de collecte, de transmission, de stockage et de partage des preuves des crimes de masse. Ces derniers ont échangés sur la communication sécurisée et la sécurité numérique pour la protection des données. Une occasion pour certains participants de renforcer la sécurité de leurs différentes plateformes et outils numériques notamment les comptes des réseaux sociaux, les téléphones et ordinateurs portables.

« Nous avons été très content de la matière qui était très bien choisie en rapport avec le thème », a témoigné la majorité des participants.

De son côté, monsieur Dieudonné Marhegane, participant pour le compte d’héritier de la justice, dit avoir profité beaucoup de cette formation. Pour lui, en tant que défenseur des droits humains, les enseignements reçus lui serviront pour bien protéger et conserver ses données pendant longtemps, mais aussi les partager avec des personnes qui sont à distance.

« Pour notre travail d’archiviste, je sais qu’avec l’archivage électronique, on ne peut plus facilement atteindre nos données. Avant nous on faisait l’archivage de façon manuel , maintenant comme on sait déjà qu’on peut les conserver en ligne dans des serveurs, à travers par exemple Gmail, Drive, ça pourra nous aider à être disponible et partager avec des personnes qui sont à distance », a-t-il indiqué.

Notons que la prochaine sera la récolte graduelle, la documentation et l archivage des données. Ces activités vont se passer dans des cliniques juridiques, renseigne l’organisation Informations Juridiques Multisectorielles SOS-IJM.

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