Omniprésence de boissons frelatées à Bukavu et prétendu laxisme de l’OCC : Edouard Kasongo éclaire l’opinion

Rédaction Centrale
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Appelés communément :Kolo Mboka, Furahisha Soft, Top Kambusha, Vin Beton, Vin Libala, Nguvu Tangauzi, Buka Mbeto …, les vins et alcools frelatés inondent les marchés de la province du Sud-Kivu en général et la ville de Bukavu en particulier, et les jeunes sont de plus en plus accros avec des conséquences néfastes, car la production n’est pas règlementée et la qualité est donc aléatoire.

C’est ainsi que plusieurs personnes pointent l’Office Congolaise de Contrôle « OCC » d’être à la base de cette situation, car censé contrôler la qualité de produits avant sa commercialisation sur le marché.

Contacté à ce sujet par la rédaction de JuaRDC.Info, ce jeudi 29 septembre 2022, le Directeur provincial de cette institution étatique , Edouard Kasongo Lubunga rejette toutes ces accusations et fait savoir  que le rôle de sa structure se limite aux produits entrants officiellement aux frontières, les entreprises locales reconnues par l’Etat et pas ceux se trouvant déjà dans le circuit de commercialisation, soit par la fraude ou par une autre manière.

Pour Edouard Kasongo Lubunga, l’Office Congolaise de contrôle ne se limite pas seulement à contrôler les produits ou les boissons à l’importation, mais aussi effectuer le contrôle de qualité de quantité et de conformité de toutes marchandises, des analyses de tous les échantillons et produits, ainsi que des contrôles techniques de tous appareils et travaux.

« Tous les produits précités je ne le maitrise pas sincèrement, mais ce que je peux vous garantir est que toutes les boissons qui sont produits dans des usines locales sont contrôlés par l’OCC et je ne vais pas faire la publicité d’une usine quelconque, mais celles qui sont produites dans les usines reconnues officiellement à Bukavu ou dans toute la province du Sud-Kivu », a-t-il dit.

Et d’ajouter :

« à tort les gens disent que les produits qui sont avariés ou les produits dont la date de péremption est dépassée, ce n’est plus le travail de l’OCC. il y a d’autres services de l’Etat qui sont appelés à vérifier la qualité de produits et leur conservation, mais nous, lorsqu’on a fini notre travail, il y a d’autres services qui s’occupent de la conservation et les médias ont également le rôle de demander aux opérateurs économiques de passer par la voie officielle, car ça un impact sur la vie de la population qui sont le premier consommateurs de tout ce qu’ils nous amènent sur le marché et sur la vie de l’Etat car en effet, lorsqu’il passent sur la voie officielle ils payent l’Etat et il contribuent aussi au charge du gouvernement congolais, mais quand ils passent sur les voies qui ne sont pas contrôles à ce moment-là il, y a un manque a gagné et surtout un grand risque de nous faire consommer les produits qui ne sont pas propres », a-t-il conclut.

Signalons que dans la province du Sud-Kivu en générale et dans la ville de Bukavu en particulier, à côté du marché officiel, un véritable marché noir s’est développé avec ces fameuses boissons et vins aux origines douteuses et aux conséquences sanitaires vendus aux populations et à de prix très dérisoires. Pour certains observateurs, face à ce phénomène qui prend de l’ampleur les autorités compétentes devraient prendre de mesures drastiques pour inverser la tendance.

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