Sud-kivu : népotisme et mégestion à la commune d’Ibanda, les jeunes pétitionnaires exigent la démission du Bourgmestre Ntayitunda !

Rédaction Centrale
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Les Jeunes pétitionnaires du Sud-Kivu exigent la démission du Bourgmestre de la Commune d’Ibanda. Celui-ci est accusé de la mauvaise gestion, le népotisme et d’autres griefs à la tête de cette municipalité.

Dans une pétition initiée ce lundi 3 octobre 2022, et dont copie consultée par JUARDC.Info, ces jeunes dressent un bilan sombre de gestion de cette entité territoriale décentralisée.

« Dans le cadre du contrôle citoyen des ETD, il fait plaisir aux Jeunes pétitionnaires de présenter le rapport sur la gestion de la commune d’Ibanda dont la gestion est une pourriture avec l’immoralité au sommet de la commune où tout le monde est bourgmestre et commisionnaire, où les taxateurs ont des quittances parallèles dont les recettes alimentent les caisses privées au détriment du trésor public, où les enfants biologiques du Bourgmestre gerontocrate Evariste Ntayitunda se bagarrent avec les concubines Bourgoumestresses au lieu et pendant les heures de service. En terme de méthodologie, nous avons examiné des archives et documents, nous avons procédé aux visites et entretiens. Ainsi, à la commune d’Ibanda avons constaté les faits suivants à charge du Bourgmestre Evariste Namegabe : sur le plan politique, comme le sobriquet du Bourgmestre l’indique « Kasi Kafire » la commune d’Ibanda est une morgue administrative, une pourriture caractérisée par un dysfonctionnement administratif lié à l’immoralité et à la gerontocratie d’un Bourgmestre sans vision ni souci du développement de l’entité qu’il gère.», laissent-ils entendre.

Sur le plan social et infrastructures, les jeunes pétitionnaires font savoir que la commune d’Ibanda ne dispose pas des réalisations à la hauteur des recettes de 90.000.000 FC/mois et de rétrocession de 16.000.000 FC dont elle a bénéficié en Août 2022. sans oublier la rétrocession du mois de septembre qu’Evariste Ntayitunda a déjà empoché, à en croire les pétitionnaires.

« Au lieu de dépenser l’argent du contribuable Congolais dans la concrétisation des projets prioritaires votés dans le cadre du Budget Participatif à la commune d’Ibanda, Evariste Ntayitunda débloque l’argent du trésor public communal pour se constituer sa retraite et acheter les consciences des certains acteurs de la société civile et mouvements associatifs d’Ibanda pour prendre sa défense même à l’absence des réalisations. Où est passé l’argent pour l’achat de la parcelle du quartier Panzi ? où sont les lampadaires à Ibanda ? combien d’escaliers ont été construits à Ibanda, où précisément et sur quel financement ? Bref, le Bourgmestre de la commune d’Ibanda se cache derrière l’incompétence de Théo Ngwabidje qui s’est réduit en chargé d’inauguration des réalisations du Gouvernement national ou des partenaires dans une avenue de la commune d’Ibanda », peut-on lire dans cette pétition.

Sur le plan patrimoine, ils accusent le Bourgmestre d’avoir spolié plusieurs biens de l’état dont les cimetières.

« La commune d’Ibanda est le temple de la spoliation dans la ville de Bukavu avec comme point culminant même la spoliation des cimetières de Ruzizi dont la gestion est privatisée par PPP consenti à un proche du Gouverneur Théo Ngwabije et beau fils du président du sénat Bahati lukwebo.Voici ci-après quelques cas d’abus du patrimoine de la commune d’Ibanda par le Bourgmestre Evariste Ntayitunda en complicité avec certains cadres de base de la commune d’Ibanda : vente et détournement de 250 chaises plastiques issue de célébration des mariages allant du mois de mai au mois d’août 2022. spoliation d’une partie de la parcelle de la maison communale d’Ibanda ( 7 morcellements de parcelles à côté des toilettes externes), vente du camion Ben de la commune, vente des 3 motos donnés par les partenaires, vente des 3 machines ordinateurs laptops destinées à l’informatisation et traçabilité de la chaîne des recettes et des dépenses de la commune d’Ibanda, spoliation d’une partie du marché kamagema Panzi, vente d’une partie du site Elakat, d’une partie des cimetières de Panzi, d’une parcelle dans l’avenue du Gouverneur camouflée dans une pseudo construction d’un Bureau secondaire de l’État civil », renchérissent-ils.

Au regard de toutes ces accusations, les pétitionnaires exigent la démission immédiate du Bourgmestre.

« Au regard du détournement, de la spoliation, de la gestion familiale au sommet de la commune d’Ibanda nous invitons Mr Evariste Ntayitunda à démissionner dès réception de la présente pétition sans quoi les actions citoyennes seront organisées pour obtenir son départ forcé. Et recommandons : la suspension du Bourgmestre Evariste Ntayitunda par sa hiérarchie et son arrestation par la justice.Un audit externe de la gestion de la commune d’Ibanda. La suspension des acteurs de la société civile d’Ibanda et des certains mouvements associatifs qui se comportent en garçon de course du Bourgoumestre Evariste Ntayitunda. »

Contacté à ce sujet, le Bourgmestre Namegabe Ntayitunda, réfute toutes les allégations et parle d’une manipulation politicienne des gens en mal de positionnement.

« Ma réaction est claire et nette ces jeunes m’ont envoyé une délégation pour venir me demander de l’argent et dans le contraire, ils vont faire une pétition contre moi. J’étais prêt à leur dire la vérité, je les ai tendu un langage direct en disant que je ne leurs devraient rien, qu’ils fassent leur pétition, car elle est fondée de toutes pièces. Il y a des gens derrière eux, et qui sont en mal de positionnement. Je ne me reproche absolument rien. A mon entendement, la constitution reconnaît le pouvoir de contrôle des ETD par les conseillers communaux élus. C’est la première condition de contrôle des ETD, la deuxième condition, il existe les inspecteurs territoriaux qui ont aussi le pouvoir de contrôler les ETD. Cette nouvelle loi qui est née a Bukavu, je ne sais pas les législateurs qui ont choisi cette loi et sont venus d’où. Je ne peux pas répondre devant n’importe qui, qui vient de chez lui affamé. Ils ont étudié les pétitions à l’université », parle-t-il d’un ton ferme.

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