Kabare : les femmes vulnérables de Bugushu renforcées sur la productivité et l’accès aux marchés des produits agropastoraux par la FPM

Rédaction Centrale
6 Min Read

La fondation Pélagie Muhigirwa « FPM »,avec l’appui financier de son partenaire ALBOAN dans son programme « femme en marche » Mieza a procédé ce samedi 28 janvier 2023, à la formation des femmes sur la productivité et l’accès aux marchés des produits agropastoraux en faveur des femmes vulnérables.

C’était au cours d’une séance de renforcement de capacités organisée à Bugushu, dans le groupement de Bushumba, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu. 

Ces femmes bénéficiaires regroupées dans 5 groupes d’AVEC déjà constituées et renforcées en capacité, ont été dotées des outils simples de gestion, formées en techniques culturales post récolte (conditionnement et conservation des produits) et formées sur les l’agro business et le marché des produits agricoles,… 

Des travaux en carrefour ont débuté afin de savoir les différents problèmes auxquelles font face ces femmes dans l’agriculture.

A en croire la Fondation Pélagie Muhigirwa, pour remédier aux contraintes sur la productivité et l’accès aux marchés des produits agropastoraux, il faut réorienter l’action aux niveaux local au travers le renforcement du capital social, sous forme d’organisations de producteurs, par exemple, peut rendre les ménages agricoles aptes à négocier sur le marché et à tirer des prix plus équitables de leur production.

« Les ménages agricoles des mondes ruraux peuvent améliorer leur revenu en intervenant davantage sur le marché s’ils sont en mesure d’accroître durablement leur productivité. Pour renforcer l’autonomisation de la femme pour renforcer l’agriculture, il importe de retenir que les femmes représentent environ la moitié de la main-d’œuvre agricole. Elles sont à la fois agents de changement et moteurs de résilience. Il existe pourtant un fossé considérable entre les femmes et les hommes dans les domaines de l’alimentation et de l’agriculture. En tant que consommatrices, les femmes sont plus exposées à l’insécurité alimentaire que les hommes dans toutes les régions du monde. L’exploitation de ce potentiel améliorera immédiatement les conditions pour les ménages ruraux pauvres soit directement, par le biais des prix du marché, soit indirectement, par le biais du marché du travail. » explique Richard Amani, comptable à la Fondation Pélagie Muhigirwa.

Pour le facilitateur du Jour, l’Ingénieur Jacques Amani Bisoka, l’accès aux marchés est essentiel si l’on veut que l’agriculture devienne le principal moteur de la croissance pro-pauvre. 

Il a également fait savoir qu’en se regroupant en coopérative, les femmes du secteur agroalimentaire seront capables de mettre en place des nouveaux produits, ce qui leur permet de multiplier de 3 à 10 fois la valeur de leurs produits en intégrant de nouvelles méthodes et normes pour la transformation.

«Nous avons parlé de ce qui concerne les femmes avec les techniques culturales postes culturales. Nous avons décortiqué les conditionnements de produits agricoles, de la conservation. Mais également nous avons parlés de l’agrobusiness.  Au départ, les femmes ont exposé leurs difficultés rencontrées sur le terrain en rapport avec les techniques culturales, par exemple la récolté, elles ont beaucoup semé, mais la récolte n’a pas été abondante. La fertilisation, une matière qu’elles ont demandé qu’elle soit beaucoup assimilée. Elles ont présenté le problème d’érosion parce qu’elles plantent sur des pentes. On a trouvé qu’elles étaient eux-mêmes à la base de leurs problèmes. Nous avons encore essayé de donner quelques conseils pratiques. » laisse-t-il entendre. 

L’ingénieur Jacques Amani Bisoka  pense que l’accès aux marchés est une étape essentielle dans les chaînes de valeur agricoles qui transforment les investissements en faisant augmenter les revenus et en favorisant le bien-être des femmes. 

« Les femmes peuvent créer de la valeur ajoutée au moyen de formations dans plusieurs domaines (transformation, normes, commercialisation, valorisation de marque et conditionnement). Pour ainsi mettre au point des nouveaux produits aux marges plus élevées dans toutes les chaînes de valeur. Grâce à ces techniques de valorisation les agricultrices peuvent désormais accéder à de nouveaux marchés intérieurs, à des marchés à plus forte valeur ajoutée. Aussi les agricultrices peuvent augmenter leur productivité, leurs ventes et leurs revenus grâce à l’application des nouvelles connaissances et compétences en matière d’agriculture résiliente au changement climatique, à l’introduction de nouvelles technologies, à l’accent qui a été mis sur la mise au point de produits et sur la valeur ajoutée, et à l’accès à de nouveaux marchés. »

Après cette formation, ces femmes ont sollicitées d’autres formations de capacitation car selon elles, elles leur permettront de bien exercer l’agriculture. 

Disons que la même activité sera organisée par la Fondation Pélagie en territoire d’Idjwi le vendredi 3 février 2023. 

Share This Article
Leave a comment
×

Besoin d'informations ou de publicité ? Jua RDC à votre service !

× Contactez-nous !