RDC: la distance, l’insécurité et le délabrement avancé des routes freinent l’accès aux soins de santé

Rédaction Centrale
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A l’occasion de la journée mondiale du paludisme, l’Organisation Médecins Sans Frontières (MSF) souligne l’importance de la prise en charge communautaire comme pilier de la lutte contre cette maladie endémique sur le territoire Congolais.

Dans un communiqué de presse rendue publique le 25 Avril 2023, l’organisation Médecins Sans Frontières, indique que cette approche permet d’offrir un traitement précoce aux patients et ainsi de réduire les risques de complications et des mortalités liés à un recours tardif aux soins.

Dans les contrées reculées des provinces du Sud-Kivu et Maniema, “le fléau du paludisme endeuille chaque année de nombreuses familles. Le mauvais état des routes, les longues distances à parcourir et l’insécurité empêchent les communautés locales d’accéder aux soins à temps.” 

Face à cette situation, l’organisation humanitaire MSF a appuyé les autorités sanitaires dans les zones de santé de Dieu, Niundu et Kamituga, au Sud-Kivu dans la mise en place et le renforcement des sites des soins communautaires afin d’assurer une prise en charge décentralisée et précoce des soins pour et par la communauté. Ainsi, cette dernière est devenu l’acteur principal de sa santé.

Selon les statistiques de MSF, les mois d’août en 2022 et mois en février en 2023 correspondent à la période de pic de paludisme dans cette région. 58.500 patients ont été pris en charge, à la fois par les relais communautaires et dans des centres de santé et hôpitaux de ces 3 zones. Et parmi ces cas, plus de 9200 enfants âgés de moins de 15 ans et près de 480 femmes enceintes ont été les bénéficiaires de soins.

Dans la province de Maniema, 26 sites des soins communautaires ont été installés dans la zone de santé de salamabila. Ainsi, en 2022, plus de 38400 patients souffrant de paludisme ont été pris en charge dans cette zone de santé grâce aux relais communautaires et à travers les structures de fréquences, centres de santé et hôpitaux, appuyées par MSF.

Enfin, MSF demande aux autorités sanitaires et leurs partenaires de vouloir assurer l’approvisionnement en médicaments de manière régulière et en quantité suffisante dans l’ensemble des sites de soins communautaires.

Rappelons que selon le ministère de santé, plus de trois quarts des décès ont été enregistrés en 2021 dans la province du Sud-Kivu suite au paludisme.

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