Sud-Kivu et Maniema : le CICR dévoile son bilan de l’action humanitaire réalisée en 2021

Rédaction Centrale
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« Pendant les douze derniers mois de 2021, force a été de constater, que les violences et les affrontements n’ont pas cessé dans la région. Les affrontements opposant les forces de la RDC et les Groupes armés et entre groupes armés continuent dans certains territoires au Sud-Kivu ». C’est par ces mots que le Comité International de la Croix Rouge (CICR), a présenté ce jeudi 10 février 2022, à l’hôtel Elizabeth, son bilan de l’action humanitaire réalisée en 2021 au Sud-Kivu et au Maniema, deux provinces situées à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Le CICR est une organisation humanitaire, neutre, impartiale et indépendante qui a reçu le mandat de la communauté internationale, de protéger la vie et la dignité des personnes affectées par les conflits armés et autres situations de violence, et de leur porter assistance.

A en croire le CICR, la situation humanitaire en 2021 n’a pas été rose dans les provinces du Sud-Kivu et de Maniema. Violence, violences sexuelles, déplacement de la population, blessés par armes, séparation des membres de famille, pillage de centre de santé ou incendie des maisons, etc, telles ont été les difficultés rencontrées.

Dans son allocation, Monsieur Stijn Houben, chef de sous-délégation du CICR Sud-Kivu et Maniema, a souligné les contraintes sécuritaires, la crise sanitaire et les défis logistiques parmi les défis rencontrés par le CICR en 2021. Il indique que les affrontements armés ont continué à gagner du terrain dans différentes contrées de provinces concernées, plus particulièrement en territoire de Kabambare au Maniema.

« Parmi les défis majeurs que nous avons dû relever dans notre mission dans la zone de conflit et de violences est bien sûr d’assurer la sécurité de nos collaborateurs. Cette tâche cruciale pour la continuité des opérations devient de plus en plus compliquée. C’est donc avec une grande inquiétude, que j’ai dû constater ces derniers mois, la poursuite des actes criminels, braquages et kidnapping visant les organisations humanitaires dans le Sud-Kivu », a-t-il indiqué.

Cette organisation humanitaire fait savoir qu’elle mène les activités d’évacuation médicale. Face aux affrontements des groupes armés, plusieurs personnes civiles et militaires sont touchées et le CICR dit avoir évacué plus de 544 blessés par armes vers des structures sanitaires pour des soins appropriés.

« En 2021, nos équipes ont évacué plus de 544 blessés par armes, le plus souvent vers l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, où ils sont soignés par des équipes chirurgicales Congolaises qui ont été formées par le CICR. Les frais de traitement sont pris en charge par le CICR. De janvier à décembre 2021, 432 blessés, civils et combattants, ont été admis à l’HPGRB et plus de 930 actes opératoires ont été pratiques », a-t-il déclaré.

Stijn Houben précise que plus des 53 616 patients ont bénéficié des soins de santé gratuits. Il ajoute que des centres de santé et hôpitaux œuvrant dans des zones de conflit bénéficient également du soutien de CICR dans le cadre de l’amélioration d’accès aux soins de santé et la stabilisation des armes avant l’évacuation.

« Nous soutenons aussi des structures de santé situées proche des zones de conflit, dans le but d’améliorer l’accès aux soins de santé aux personnes touchées et de contribuer à la stabilisation des blessés par arme avant qu’ils ne soient transportés à l’HPGRB. Dans la seule année, plus de 53 616 patients ont bénéficié des soins gratuits dans les centres de santé et hôpitaux soutenus par le CICR au Sud-Kivu et au Maniema », a précisé Monsieur Stijn Houben.

Notre source indique que dans la même année, plus de 968 personnes en situation de handicap ont bénéficié de services de réadaptation physique, et 678 personnes ont reçu un appareillage orthopédique approprié à leurs besoins. Le champ d’action du programme a été élargi à la santé mentale et à l’inclusion sociale de personnes handicapées, souligne le CICR.

« Face à cette situation, cette année 2022, le CICR va continuer à répondre aux besoins humanitaires dans la limite des ses moyens jusque dans les endroits les plus difficiles d’accès comme il l’a fait depuis les 25 dernières années déjà dans les kivus », conclut le CICR.

Il sied de noter que le CICR fournit de l’aide humanitaire sur le terrain pour alléger les souffrances, mais aussi travaille également pour la promotion et la mise en œuvre du droit international humanitaire (DIH), dont il est gardien.

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